
« La voix de la FNPF doit être sollicitée et écoutée »
La Fédération nationale de la pêche en France et de la protection du milieu aquatique est agréée au titre des associations de protection de l’environnement depuis le 13 juillet 2011.Outre les avantages que permet ce « label » en termes d’accès à la justice et à l’information, c’est surtout une nouvelle reconnaissance par l’Etat du rôle majeur de la FNPF en termes de protection des milieux aquatiques. « Cet agrément nous permet d’acquérir un meilleur accès à la gouvernance écologique mais cela veut également dire que la voix de la FNPF doit être non seulement sollicitée mais aussi écoutée », souligne M. Claude Roustan, président de la FNPF.
A l’image de ce qui a été fait dans le monde du travail avec les partenaires sociaux, le gouvernement français choisit aujourd’hui parmi la grande diversité des associations existantes celles avec lesquelles il souhaite établir une relation plus particulière, et notamment plus durables, sur la base de différents critères. Apparu lors de la mise en place du Grenelle de l’environnement, ce besoin est nécessaire à la bonne gouvernance et à la juste représentativité des acteurs de terrain.
Du côté des pêcheurs, l’Etat avait déjà affirmé leur rôle primordial en matière de préservation des milieux aquatiques, en septembre 2010, lors de la désignation de deux représentants au Conseil Economique Social et Environnemental. Aujourd’hui, ce sont aux Fédérations Départementales pour la Pêche et la protection des milieux aquatiques d’entamer une semblable démarche afin d’intégrer systématiquement les instances de concertation environnementale locales.
Une démarche qui permettra aux pêcheurs de faire entendre leur avis et de promouvoir leurs idées dans toutes les instances de concertation, qu’elles soient départementales, régionales et nationales. Naturellement l’obtention de ce label devrait ouvrir la porte aux pêcheurs du Conseil National du Développement Durable et de suivi du Grenelle de l’Environnement.