
Les chiffres officiels de l'Observatoire des Claies de Vire - Année 2010
Modifiés le 04 Janvier 2010
Saumons Atlantique: 0
Truite de Mer : 0
Grandes Aloses : 0
Lamproies Marines : 0
Les cartes de pêche 2010 seront disponibles sur internet à partir du 1er mars 2010 sur www.carte-peche-ehgo.fr
Le Nord Cotentin
Le sous-sol granitique émerge de la mer manche de manière abrupte, dressant sur la côte nord-ouest, ses belles falaises. Un climat réputé rude transforme le bocage en landes à callunes, sur des bassins versant courts, où les ruisseaux font offices de fleuves côtiers, relativement bien préservés. Leurs embouchures escarpées autorisent la colonisation par les grands migrateurs à peu d'entre eux, les truites fario sauvages ont le champ libre...
Rapidement, en se retournant vers l'est, le terrain penche vers la baie de Seine, le bocage séculaire reprend ses droits et les rivières fraîches et vives se déploient en éventail : vers le Nord et Cherbourg, c'est la Divette; plein est pour la Saire, alors que la Douve s'arque, hésite en direction du sud, avant qu'on ne la retrouve, transfigurée dans le Marais. En plus de la truite, Douve et Saire redécouvrent qu'elles sont également propices aux Saumons.
Le Marais
Etendue sur un quart du département, cette dépression naturelle, préservée des assauts de la marée et des portes à flots sur la Douve au fond de la Baie des Veys, offre un territoire unique au brochet, à la carpe, au sandre, et bien sûr, à l'anguille. En hiver, les marais blanchissent : les prairies se recouvrent d'eau douce , et il faut attendre le printemps pour retrouver les cours du Merderet, de la Douve, de la Sève, de la Madeleine, de la Taute. Ils sont réputés pour les carnassiers et la carpe.
Orientés tantôt vers l'ouest, tantôt vers le nord, les cours d'eau du secteur Centre-Ouest alimentent principalement des dépressions naturelles. Les petits côtiers de l'ouest mais aussi l'Ay irriguent des zones de reliefs faibles, pour se jeter dans la Manche en formant des havres. Les cours d'eau comme la Taute, la Venloue, la Terrette, escarpés en amont sur des sols schisteux, sont les sources du marais du Cotentin.
Prenant sa source à l'intersection parfaite des trois départements, la vire naît pour être un cours d'eau hors du commun. Pourvoyeur de bonheur pour les pêcheurs du département voisin, la Vire avec ses affluents incisent le paysage de la Manche dans des reliefs de schistes de Tessy à Saint-Lô, en passant au pied des Roches du Ham. Elle alimente une dépression naturelle (les marais du Cotentin et du Bessin), rejoignant l'affluent l'Elle, pour terminer sa course en baie des Veys. Réputé pour ses grandes pêche de poissons blancs et de carnassiers (étangs de Torigni, Marais...), le Val de Vire conserve ses migrateurs que vous pourrez découvrir, à l'Observatoire Scientifique des Claies de VIre : saumons, truites de mer, aloses.
Ce vaste bassin versant accueille toujours ses grands migrateurs, dans des vallées souvent grandioses, alimenté par un joli réseau d'affluents remarquables. Parmis eux, mentionnons la Soulles, qui attend le havre de Montmartin-sur-Mer pour mèler son flux à celui de la Sienne et l'Airou, joyau naturel reconnu par l'Europe, qui couvre chaque année une des premières densités de jeunes saumons atlantique de l'hexagone.
Le schiste remplace le granit, le bocage change d'aspect, les vallées pendent vers l'ouest et le nord-ouest, et les eaux se déversent dans une autre baie, celle du Mont-Saint-Michel. A tout seigneur, tout honneur, si on foule toujours le territoire des belles truites, elles doivent ici céder un peu de notoriété aux grands migrateurs, faire une petite place à l'alose et ceux dans les méandres de la Sée et de la Sélune.